Kôbe Luminarie

Bonjour !

Aujourd’hui je voudrais partager quelques photos prises au début du mois.
Du 4 au 13 décembre, il y avait des illuminations gigantesques dans une partie du centre-ville de Kôbe, à l’occasion de « Kôbe Luminarie » (ça se prononce « rou-mi-na-ri-é » avec un « r » qui ressemble à un « l »).
Ce sont des sortes d’arches et de dômes faits de lumières de couleur, avec des motifs qui rappellent l’architecture gothique.

Contrairement à ce que je pensais, cet évènement n’est pas en rapport avec Noël, le Nouvel An et n’est pas non plus à l’initiative de la ville de Kôbe.

En 1995 il y a eu un terrible tremblement de terre à Kôbe qui a causé la mort de 6 437 personnes (séisme de magnitude 7.2), encore plus de blessés, des destructions de bâtiments, des incendies terribles, l’arrêt de la distribution d’eau, électricité et de gaz etc… Bref ce fut une véritable catastrophe humaine et matérielle.
En souvenir de ce jour et de ses victimes, il semblerait que Kôbe Luminarie fut organisé 11 mois après la catastrophe, pour donner de l’espoir aux victimes de la catastrophe. Il s’agit du coup d’une association entre un habitant de Kôbe et un Italien, et ce qui était censé être qu’un évènement ponctuel a rencontré tellement de succès (2.542.678 visiteurs cette année-là) qu’il s’organise à présent tous les ans pendant 12 jours. En 2004 ce sont près de 5.383.000 personnes qui sont allées admirer ces illuminations.

Tant de personnes en 12 jours…. Ça pourrait tourner au cauchemar le soir ! D’ailleurs quand j’y suis allée avec Vanessa et Saige notre camarade américaine, c’était l’avant-dernier jour, et il y avait un monde fou. On a été obligées de faire la queue pendant près de 1h30-2h avant d’atteindre les premières arches. Mais comme c’est bien fait, plutôt que de piétiner sur place dans le froid, il y avait une espèce de circuit mis en place pour balader les gens dans la ville. Il y avait des policiers partout partout partout, c’était très bien organisé pour éviter que les gens soient collés les uns aux autres et qu’il y ait des mouvements de foule etc.

Voilà en tout cas quelques photos tirées ce jour-là.

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Bientôt la fin de l’échange : bilan de ces 3 mois

Whaaa… ! Ça faisait longtemps que je n’avais pas écrit !!
Merci aux quelques personnes qui ont pris des nouvelles par Facebook ou directement, me demandant si j’allais réécrire ou pas, comment se passait mon séjour etc au passage ! Ça me touche ^^
Koyo à l’université de KGU
Alors voilà, nous sommes déjà fin décembre, bientôt en janvier et donc…. la fin de mon échange universitaire. Mes cours et examens finissent déjà le 12 janvier, le temps est passé à une vitesse folle, surtout ces trois derniers mois.
Je m’étais promis de tenir ce blog a jour, mais hélas le temps m’a joué des tours. Ma famille comme mes amis en France ne savent peut-être pas trop comment se sont passés ces derniers mois, alors je vais essayer de résumer sans être barbante (désolée pour les fautes, j’ai tapé ce messages dans le train sur mon téléphone…).
D’abord les cours.
Certains le savent, ces derniers mois ont été un peu difficiles. La cause principale, c’est le manque de temps et le challenge qu’à représenté les cours de japonais.
Après avoir été placée dans le niveau 4 en avril, j’ai logiquement atteint le niveau 5 en septembre.
Dans cette fac, les niveaux vont de pré-1 puis 1 etc à niveau 6 puis 6+, moi je suis en niveau 5 actuellement soit un niveau assez avancé. Un peu trop avancé, car si les premiers cours de niveau 5 étaient franchement chouettes, la difficulté mais surtout l’écart de niveau entre moi et mes camarades de classe s’est fait vite sentir. Et j’avais beau m’accrocher je ne parvenais pas à rattraper mon retard niveau vocabulaire et grammaire, ce qui m’a déstabilisé et découragé.
Texte sur la création des bougies « rôsoku » à base de « liquéfaction, carbone, processus de modelage, raffinage, souffre etc…

 Au semestre d’avril, niveau 4 j’étais un peu triste qu’il n’y ait aucun challenge en cours, je comprenais parfaitement tout et me débrouillais pas trop mal je pense. Le niveau 5 est plus exigeant, il y a une grande place laissée à la discussion et la participation, nous avions pas mal de travail personnel (plus pour moi puisque j’essayais de rattraper mon retard), des articles de presse à écouter et commenter, des débats à animer, des textes compliqués à étudier (avez vous déjà entendu parler du concept de réfutabilité ?? 反証可能性), une enquête à mener, en tirer des résultats sous forme de rapport, etc. Si le contenu est passionnant, on ne peut pas dire que j’allais en cours sereinement.

Cela dit, si je regrettais en avril le manque de challenge, là je l’avais mon challenge ! Les cours étaient vraiment pénibles mais ma compréhension orale est bien meilleure maintenant et mon vocabulaire s’est aussi enrichi. Pas que du négatif donc !

Préparation d’un « cours » sur les adjectifs démonstratifs
Atelier cuisine et découverte de la tarte Tatin à Konan Joshi Daigaku

Ensuite…. le boulot. Le vrai.

En arrivant ici, je n’ai pas caché que je venais aussi trouver un travail. Ayant fini mon M2, il est temps que je rentre dans la vie active. Alors du boulot, j’en ai trouvé. Peut-être un peu trop d’ailleurs.
Comme expliqué dans de précédents posts, pour un étranger au Japon il y a des petits boulots (baito). Je cumule actuellement un boulot d’assistant en langue dans ma fac, j’anime un petit atelier de français à l’université de Konan Joshi Daigaku et j’ai toujours 2 élèves Japonaises à qui je donne des cours à domicile
Mais je ne suis pas prof de français, je n’en ai pas les diplômes et si mon français est plutôt correct, je ne peux l’enseigner en tant que « vrai travail ».
En plus de ces trois jobs, j’ai eu la chance de tomber sur une entreprise fondée par un couple franco-japonais à Okamoto (Kôbe).
En allant à L’Institut Français du Kansai à Kyoto en juin avec une de mes élèves, elle a discuté avec un des Français qui proposait glaces et biscuits, et les choses faisant j’ai commencé à apprendre à travailler dans le petit magasin à Okamoto d’abord avec ma collègue F-san puis seule. J’adorerai raconter des anecdotes de boulot ou parler de ce que je fais, mais peut-être pour la prochaine fois !
En tout cas, grâce à cette opportunité, je vais rentrer en France en février et demander un visa Working Holiday (un visa qui permet aux jeunes de moins de 30 ans d’aller à l’étranger pour 1 an, afin de voyager et travailler en même temps) pour travailler une année de plus au Japon.

Sur un marché à l’intérieur d’un centre commercial, à la sortie de la gare de Kyôto
Pour parler argent, le « smic »au Japon est différent selon les régions, dans le Hyôgo (ici) il d’environ 800 yens, et 900 yens à Tôkyô. Dans les universités vous pouvez recevoir environ 2000 yens par session (1h30) et en tant que prof particulier on fixe ses tarifs, pour ma part 2.500 yens (19€) + les frais de transport/h. Le tarif augmente généralement quand il y a plusieurs élèves à la fois. Faire la conversion en euros n’est pas très intéressante, sachez juste que 2.500 yens (x2 ou x3 selon mon nombre d’élèves) ça me paie l’électricité du mois ou ma facture de gaz sur deux mois ou mon assurance santé mensuelle…
Les amis, les expériences, les découvertes ?
Par manque de temps et d’argent, je n’ai pas voyagé autant que j’aurais aimé, et peut-être pas profité autant que mes camarades de ce que la vie étudiante au Japon a à offrir. Avec les cours et les petits boulots, c’était pas toujours évident de me reposer, encore moins de sortir à droite à gauche.
Avec mon amie Vanessa, on a quand même pu aller à quelques reprises à Kobe ou Osaka, on est allées à Kobe Luminarie, à la fête de l’université (Shingetsu-sai 新月祭) on a participé toutes les deux à un marché sur Kyôto en tant que vendeuses, on allait se balader à vélo, pédaler dans les quartiers résidentiels, faire des courses (les courses sont dans la catégorie « loisirs » dans mon esprit !) …
Et bien sûr avec Laurie on continue à se voir, même si hélas moins souvent (pardon copine ! é_è). 
J’aimerais en parler longuement aussi, mais ma mère est également venue au Japon pour 3 semaines ! Une expérience formidable pour elle, pas aussi grandiose que ce que j’aurais aimé, du fait de la pluie et par manque de temps encore, mais somme toute dépaysante !

La fête de l’Université à KGU

Et maintenant….
Aujourd’hui (23 décembre) ce sont les vacances, je passe Noël et Nouvel An ici, puis en janvier ça sera déjà les examens puis la fête de « remise des diplômes ». Avec Vanessa on va probablement partir quelques jours en Corée en janvier, Laurie rentre en France fin janvier, et Vanessa et moi on rentrera mi-février.
Ces derniers mois n’ont pas été de tout repos, mais je n’ai toujours pas ce sentiment de « j’ai envie/besoin de rentrer au pays ». 
Il y a quelques semaines, un professeur de français a sorti des pièces et billets en euros pour montrer aux élèves à quoi ressemblent notre monnaie…. j’ai eu une bouffée de nostalgie, tout en ayant l’impression de découvrir ces billets et pièces pour la première fois.
Et l’autre jour je cherchais un truc et je suis tombée sur mon porte-monnaie avec mes cartes de transport, ma carte SNCF, ma carte Vitale etc… J’avais presque oublié toutes ces affaires qui faisaient partie de mon quotidien en France.
Ça ne fait que 9 mois mais j’ai l’impression que ça fait des années que je suis ici. Comme si ma « vie d’avant » était celle de quelqu’un d’autre, comme si mes souvenirs commençaient à mon arrivée en avril. Clairement ce séjour m’aura fait davantage mûrir, prendre confiance en moi, donné de formidables souvenirs, donné envie « de plus » également.

C’est difficile de résumer quelques mois quand il s’est passé tant de choses, donc j’espère que mes proches saisiront un peu mieux ce qu’a été mon quotidien ces derniers mois, désolée d’avoir peu donné de mes nouvelles, mais à présent mon planning se libère un peu plus, et ça tombe bien car j’ai envie de parler de mille choses !

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Avoir un baito quand on est au Japon -2- Assistant Langue en Université


Après ce premier post pour trouver un baito en tant queprof de français, voilà un post un peu similaire, puisque ça consiste à enseigner le français dans une classe, avec des élèves Japonais dans l’université où vous faites votre échange.
-2- Travailler dans votre université en tant qu’Assistant Langue
Les salles de classes dans le bâtiment G de Kangaku

Il existe un système d’Assistant Langue, c’est-à-dire qu’un élève étranger participera à la classe et aidera le professeur dans diverses tâches, fera des propositions et suggestions pour améliorer les cours et aidera les élèves.

Ce système n’existe peut-être pas dans toutes les universités, mais il vient d’être mis en place dans la nôtre, Kwansei Gakuin Daigaku. Si les professeurs sont satisfaits de nous, il est probable que ce système continue et que d’autres étudiants en bénéficient. Donc pour vous étudiants en Master 2 CMAO qui me lirez peut-être, renseignez-vous à votre arrivée voire avant et contactez le professeur responsable des Assistants Langue (donnez-moi votre adresse mail et je vous transmettrai le mail du professeur par exemple).
Je n’ai pas encore commencé ce travail, il débutera pour moi dans une semaine et demi, soit le mercredi 30 septembre. Cependant il y a une astuce que je peux donner à tous les étudiants qui me lisent :
rapprochez-vous de vos « senpai » : les autres Français qui ont fait l’échange dans la fac où vous êtes, ou des Français qui sont en échange avec vous et qui ont l’expérience d’un semestre supplémentaire s’ils sont restés un an.
Là encore c’est tiré de mon expérience, et je ne vais parler que de ma fac dans ce post.
Quand je suis arrivée, il y avait quelques Français qui participaient à des cours de Français donnés par un professeur Japonais (en langue japonaise bien sûr). L’enseignement du français aux Japonais m’intéresse, comme je l’avais dit dans mon précédent message.
Photo volée pendant un cours ahah

Je suis donc allée avec eux à plusieurs reprises. Nous étions placés à côté d’un ou une élève Japonais(e) et nous lisions avec eux les dialogues (en français bien sûr) dans le livre, et pouvions les aider à corriger leur prononciation, leur grammaire etc…

C’était super intéressant d’être avec eux et de les écouter, et même s’ils galèrent avec les accents, les « le et la » les « il et elle », la prononciation du « r » etc (et je recommande à ceux qui vont à KGU et qui ont leur vendredi après-midi de libre en 3e période d’assister à ce cours avec S-sensei !). Ce cours n’est pas dit « intensif » et les élèves ont un niveau grand débutant, on commence à la base de la base. Il n’est pas défendu de parler japonais pendant ce cours avec l’élève pour lui expliquer s’il fait des erreurs, mais même les personnes ne parlant pas japonais peuvent y assister.

Assister régulièrement aux cours de S-sensei m’a permis d’avoir la priorité sur les 5 autres Français, quant au choix des horaires de travail en tant qu’Assistante Langue (et j’avoue que ça m’a bien arrangé). J’ai donc deux cours le mercredi en 3eet 4e période, les 5 autres Français se sont partagés les 7 autres cours restantes. Sans les anciens Français je n’aurais pas eu la priorité ni d’autres opportunités dont je parlerai dans le post suivant.

Pour en revenir au boulot :
Tous les Français de la fac ont été contactés par S-sensei pour les informer qu’il y avait ce système de Assistant Langue, donc si vous êtes à Kangaku et que le système est reconduit, vous serez peut-être contacté. Si vous ne l’êtes pas, mettez-vous en contact avec les Français qui restent un an à Kangaku et essayez de contacter les professeurs à votre arrivée ou avant.
si vous n’êtes pas à Kangaku mais dans une autre université : c’est là qu’il faut trouver les Français de votre université ! Essayez de voir avec eux si ils connaissent des opportunités comme Assistant Langue dans votre fac, si ils connaissent les profs de français, s’ils peuvent vous mettre en contact avec eux, etc. Peut-être qu’il n’y a pas d’autres Français dans votre fac (ou francophones mais bon vous avez compris), et dans ce cas je ne peux que vous conseiller d’y aller au culot et de rencontrer les profs, éventuellement demander à assister à leur cours pour aider les étudiants Japonais en français etc… En gros : créez un réseau avec les anciens, les professeurs de français et essayer de trouver des opportunités de travail !

Pour le moment, je ne sais pas précisément comment vont se dérouler le cours, mais on nous a déjà donné quelques explications :
– ça vaut pour Kangaku : il ne faudra surtout pas parler en japonais avec les élèves. Tout devra se faire en français. Autrement dit, même un élève grand débutant en japonais peut postuler pour être Assistant Langue. En revanche, les personnes dont le français n’est pas la langue maternelle (je pense à nos amies Chinoises surtout), il est possible que vous ne soyez pas contactés
– il semblerait que nous n’ayons pas un rôle trop passif dans l’élaboration des cours mais participatif, qu’on pourra faire des propositions au professeur, ce qui est super positif !
– ne concerne que Kangaku : il y a 3 classes de français intensif, chaque classe a cours 3 fois par semaine (donc 9 cours au total pour les 6 étudiants Français que nous étions à nous présenter). Deux professeurs sont Japonais et un professeur est Français
– c’est un baito donc on est payés. C’est 1.600 yens par cours (qui dure 1h30), l’université fait ouvrir un compte en banque japonais à tous les élèves, vous recevrez probablement cet argent sur votre compte en banque (4.800 par semaine, 19.200 par mois soit 141 )

Un manuel de cours d’un élève. Difficile à lire, mais les élèves passent parfois par l’anglais dans l’étude du français.

 

nous utilisons le bouquin donné en cours aux élèves, je crois que la méthode s’appelle « Flash » (?), quoi qu’il en soit pas besoin d’acheter ce manuel, les étudiants Assistants langue se le partageront. Du coup on a en plus accès à la salle des enseignants de français. Une salle où on peut rester tranquillement travailler en sirotant du café (je suis plus thé pour ma part mais bon), c’est un autre avantage de ce boulot héhé~ -^^-
Pour le moment je n’ai pas commencé, mais dès que j’aurais fait mes premiers cours, je mettrai à jour ce post. Et encore une fois, si vous avez des questions, n’hésitez pas à les poser, que vous soyez du M2 CMAO ou des autres universités françaises !
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Avoir un baito quand on est au Japon -1- Prof particulier


Nous sommes déjà au mois de septembre, et qui dit septembre dit rentrée et début des échanges/séjours d’étude à l’étranger.. !
La vie ici n’est pas trop hors de prix, nous n’habitons pas à Tokyo ni Osaka (cependant on est à 30mn de train et dans une ville huppée), le taux de change est à notre faveur (100 yens = 0.73 euros, et il y a beaucoup de choses qui ne coûtent que 100 yens ici), et si on ne fait pas de folies on peut vivre très correctement même sans bourses ou aides, j’en suis la preuve vivante ! (à condition d’avoir économisé avant par contre !)
Mais si on veut profiter davantage, voici quelques idées pour se faire un peu d’argent via un baito (petit boulot) quand on est étudiant.
C’est très long donc je découpe en plusieurs parties 🙂
-1- Prof particulier : cours de français ou d’anglais
Il m’a été conseillé par les Français de ma résidence qui étaient là avant moi de m’inscrire sur Hello-sensei (=Bonjour professeur), un site en anglais et en japonais, fait pour les Japonais qui souhaitent apprendre une langue étrangère.
Bien sûr y’a plein de sites et vous pouvez vous inscrire sur autant que vous voulez pour multiplier vos chances d’être contacté 🙂 Notez que Hello-Sensei est gratuit, les autres je ne sais pas !

Captures d’écran du site web !
Pour vous inscrire, c’est écrit en anglais et en japonais, vous donnez vos infos persos (nom, numéro de téléphone japonais si vous avez, etc… On vous demande quelles langues vous souhaitez enseigner et quel est votre niveau, si vous avez de l’expérience dans l’enseignement, à qui vous voulez enseigner, par quelle manière, votre niveau personnel en japonais, vos horaires et vers où vous pouvez vous déplacer (station de train etc…). C’est vraiment très bien fait.
Je vous conseille d’écrire un maximum de choses dans la partie présentation, d’écrire en japonais français et anglais. Essayez d’être un peu large dans vos disponibilités, dans la localisation de vos cours, vous négocierez ensuite avec votre élève par mail au niveau des jours, des horaires, du lieu etc…
Pour le prix des leçons, il est bien vu de faire la première leçon gratuite ou à 1.000 yens par exemple. Pour les autres leçons, la moyenne est souvent dans les 2.500 yens de l’heure (18 €), mais j’entends souvent dire que c’est « Vraiment pas cher !! ».

Notez que les frais de transport devraient être à la charge de votre élève, j’en ai souvent entre 300 et 540 yens aller-retour pour aller jusque la maison de mes élèves, je suis donc remboursée. Certains ne vont pas forcément y penser, mais vous pouvez demander à être remboursé des frais de transport si c’est un peu loin de chez vous à partir du second cours par exemple.

Mon expérience :
J’ai actuellement 3 élèves, deux d’entre elles ont un très très bon niveau de français, nous parlons exclusivement en français, la troisième a un niveau intermédiaire, mais vraiment bon quand même, nous parlons en français-japonais. Ce sont trois femmes, je les ai toujours rencontrées dans un café avant d’aller chez elles, histoire d’avoir un premier contact.
Un petit livre en français pour le petit de M-san

Ma première élève M-san a un petit enfant, et souhaite qu’il acquière quelques mots et qu’il soit en contact avec la langue française. C’est le boulot le plus merveilleux du monde que de jouer avec un petit garçon adorable et joyeux en parlant en français… !

Je fais cela 30mn puis les 30mn restantes M-san lit un article en français, je corrige ses éventuels soucis de prononciation (parfois la prononciation des noms de famille, nom de villages peut être déroutante) et explique le sens des mots ou j’essaie de faire comprendre la grammaire en expliquant le sens de la phrase.
Cette élève est extrêmement douée, les articles qu’elle lit sont vraiment difficiles et il m’arrive souvent d’être déroutée quand je dois expliquer ce que veut dire …..

« on retrouve la dimension holistique qui caractérise sa philosophie » ou
« il faut quitter la nationale et emprunter une petite route où l’asphalte n’a fait que recouvrir les chemins des muletiers : dans cette région, ce sont les transhumances qui ont entretenu les chemins ».

…..voilà voilà !!
Les articles imprimés et qu’on travaille en cours

Ma deuxième élève I-san est une dame adorable, également très intéressée par la France, sont niveau de français et surtout sa compréhension sont très bons. Nous passons également 1h à lire des articles, je lui explique certains mots ou la grammaire, ou le sens de certaines phrases qui peuvent être confuses. Sa prononciation est très bonne et les articles qu’elle choisit suivent l’actualité, ce qui nous donne beaucoup de sujets de conversation (départs en vacances, longueur des congés payés en France –au Japon déjà 5-7 jours de vacances c’est très long, alors 3 semaines de congé payés….. ? Impensable !-, la rentrée, les courses de rentrée…). I-san est très bonne pâtissière, pour mon plus grand plaisir et celui des membres de sa famille. J’ai toujours droit à un petit thé avec un gâteau ou une glace faits-maison, et nous discutons ainsi en français de divers sujets.

I-san habite aussi à Takarazuka, du coup j’ai appris plein de choses grâce à elle ! Et pour celles et ceux qui aiment les dramas, peut-être connaissez-vous l’actrice Maya Miki 真矢みき (qui a joué dans LIFE, Zettai Kareshi, Attention Please etc…) ? I-san m’a appris qu’elles étaient de la même famille, à un niveau plus éloigné que cousines par alliance, quelque chose comme ça (mais tout de même… !), et que Maya Miki était une actrice fort célèbre de la troupe de Takarazuka il y a quelques dizaines d’années. J’étais fort surprise !
Je n’ai vu ma troisième élève S-san qu’à deux reprises car nous avons commencé il y a peu et elle est tombée malade ensuite. Elle est vraiment passionnée par la France, en particulier la chanson française, et en particulier… Damien Sargue.
Vous non plus ce nom ne vous dit rien… ?
Mais siiii, c’est Roméo de la comédie musicale « Roméo et Juliette » produite en 2001 !
« Les Rois du Moooonde, sont au sommeeeet… ! »
« Aiiiimer, c’est c’qui y’a d’pluuuus graaaannnd… ! »
Ça y est, vous situez ?
Des cours préparés pour débutant/niveau intermédiaire

Du coup on travaille la prononciation des paroles en français (et emportée par sa joie elle se met parfois à lire comme si elle chantait « 歌っちゃった!(笑) »), le sens des mots etc. C’est pas évident car du fait que ça soit une chanson, les phrases ne sont pas bien formées grammaticalement parlant. Parfois c’est aussi difficile de retrouver de quoi on parle, à quoi correspond les petits mots comme « nous », « on », « leur », « la » etc…Mais c’est super nostalgique pour moi de réécouter ces chansons (^^)

Ces trois personnes sont toutes très gentilles (comme pratiquement tous les Japonais que j’ai pu rencontrer jusqu’à présent en fait), j’adore les voir et faire ces cours de français. Ce n’est pas affreusement compliqué, et ça me permet de retravailler aussi mon français, de me poser des questions sur quand on utilise « en » ou « à » (« à pied » et « en voiture »…) et surtout de partager ma culture avec des personnes qui sont intéressées par la France. 
Étant donné que mes élèves ont un bon niveau, j’ai investi dans deux bouquins de grammaire en français et japonais qui permettent d’expliquer le temps des verbes et des points de grammaire, l’utilisation des « en », de « lequel lesquels » etc. Si des gens veulent en savoir plus sur ces bouquins qu’ils me contactent !

Pour les filles : même si le Japon est un pays sûr, acceptez un premier rendez-vous dans un endroit public, sait-on jamais. Cela dit ça marche aussi pour les garçons hein ^^ !
Je n’ai parlé de mon expérience qu’en français car je ne fais pas l’anglais mais plein de Français que je connais ont fait des cours d’anglais.
Si vous avez des questions, n’hésitez pas ! 

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Hanabi à Takarazuka

Aujourd’hui quelques photos du feu d’artifice (hanabi) de Takarazuka.

Avec Laurie on voulait les voir ensemble depuis le pont de Takarazuka mais on a pas trop fait attention à la date, du coup ces photos ont été prises depuis le balcon de ma chambre étudiante, où j’avais quand même une très jolie vue !
Takarazuka est une ville plutôt bourgeoise et riche, du coup on sent qu’ils avaient les moyens de faire un joli feu d’artifice. Ça fait plus de quatre mois que je suis là, et je n’ai toujours pas montré la ville…. mais ça sera corrigé très vite !

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Les couleurs du Japon

Étudier le japonais permet d’en apprendre un peu plus sur la culture japonaise. Il y a quelques temps, je me suis fait plusieurs fois la réflexion que la façon de parler des couleurs ou le choix des couleurs était très différent de la France.

Ce qui m’a étonné au tout début à mon arrivée c’est d’apprendre que la couleur que les enfants choisissent pour dessiner le soleil diffère selon les pays.

En France on va naturellement vers la couleur jaune, mais au Japon on choisit le rouge. Il n’y a d’ailleurs qu’à regarder les couleurs utilisées pour la météo pour remarquer cette différence.

Sur mon portable aussi l’emoticon du soleil est rouge, et celui de la lune est jaune.
Bon pour dessiner la lune, je prendrai naturellement un crayon jaune, même si pour moi la lune est blanche, mais si je prenais un crayon rouge pour faire le soleil, je pense que les gens se poseraient des questions, genre est-ce que j’ai pas dessiné la planète Mars à la place… ?

Cela dit, quand on regarde le drapeau du Japon qui représente le soleil (disque rouge), le choix de la couleur rouge parait évident.
(mais ce n’est que maintenant que je le remarque…). C’est vrai qu’en journée le soleil est plus jaune dans le ciel, mais tôt le matin et tard le soir le soleil est définitivement rouge.

Une des différences les plus notables quand on étudie la langue, c’est l’utilisation du mot « bleu » (ao) pour parler de choses qui sont fondamentalement vertes.

Tout le monde conviendra que les feux de circulation ont trois couleur : vert, jaune et rouge.
Au Japon ne n’utilise pas le mot « vert » (midori) pour parler du feu vert, mais le mot « bleu » .

Et ainsi le mot « bleu » est utilisé pour décrire des choses qui sont réellement de couleur verte :
la montagne
les pommes vertes りんご
le teint vert du visage 顔が
les feuilles vertes
 ….le bleu reflète également le fait qu’une chose n’a pas encore tout à fait atteint le stade de la maturation, comme un jeune homme 年 « année bleue ». D’ailleurs en France aussi quand on parle de quelqu’un qui débute quelque chose, on dit que c’est « un bleu »… !

Il semblerait aussi qu’autrefois, il n’existait pas de terme pour différencier exactement le bleu du vert et qu’on utilisait donc le même terme. Et ça ne s’applique pas seulement qu’au Japon mais plusieurs pays d’Asie ne font pas de distinction nette entre ces deux couleurs.

Il y a plusieurs expressions qui m’étonnent avec le bleu, comme quand on utilise cette couleur pour désigner…. la robe noire des chevaux qui est « bleu » 毛 ! Pourquoi ne pas simplement dire noir ?

Autre chose amusante, c’est la désignation des couleurs à travers une chose (fruit, arbre, animal…). En France on dit « marron », mais ici on utilise le terme « la couleur du thé » 色 (cha-iro) pour désigner l’ensemble des teintes du marron/brun. Ou bien….
« la couleur de la pêche » 色 (momo-iro) pour une certaine teinte de rose
« les cheveux de la couleur de l’or » 髪 (kinpatsu, ça se lit kinne-pa-tsou) pour parler d’une chevelure blonde
« la couleur des souris » ねずみ色 (nezumi-iro) ou « la couleur de la cendre » 色 (hai-iro) pour le gris
« la couleur de l’oranger » (bigaradier en fait, un type d’oranger) 色 (daidai-iro, ça se lit daille-daille-iro) pour l’orangé etc…
Il y a bien sûr énormément d’exemples. Bien sûr en France aussi on dit « rose », « orange » ou « menthe », mais globalement c’est plus pour désigner des teintes particulières.

Avec le temps, la désignation des couleurs change et je ne crois pas avoir entendu une seule fois le terme « la couleur de l’oranger » (daidai-iro) mais toujours le mot anglais « orange » (orenji, ça se lit o-rèn-ji), de même que l’anglais « pink » (pinku) me semble plus utilisé que « la couleur de la pêche » (encore que ça dépend des gens et du contexte).

Mais quand l’autre jour j’ai acheté une boite de crayons de couleur, j’ai pu voir que sur le crayon orange c’était bien écrit « daidai-iro« … ! Alors est-ce que c’est parce que les crayons de couleur sont plutôt utilisés par les enfants et qu’il faut leur apprendre le mot « daidai-iro » plutôt que « orenji » ?

Les couleurs sont aussi importantes lors de la préparation d’un repas, et il est de bon goût d’acheter les fruits et légumes de saison. On peut ainsi préparer un bento en respectant les couleurs de saison. Par exemple, la couleur du bento de printemps et celui du bento d’automne seront assez différentes.

La recette du bento de printemps peut-être trouvée ici (en japonais) et le bento d’automne est ici (en japonais).

Ça m’intéresserait de savoir si selon les pays il y a aussi des façon de nommer les couleurs qui n’ont rien à voir avec les autres pays, ou s’il y a des couleurs qui ont une signification particulière… genre l’amour c’est plutôt rose ou plutôt rouge ?

Si vous savez, n’hésitez pas à laisser un message ^^

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Les sons du Japon

Il y a quelques semaines, j’ai participé à un « Talk Show » organisé par ma fac avec et pour les étudiants étrangers et anglophones. Une poignée d’élèves (dont moi) devait présenter quelque chose qu’on trouvait « Cool », en rapport avec le Japon.
Parmi les élèves, une fille a parlé des bruits et sons au Japon.
Et effectivement, autant quand on va sur Google il est facile d’avoir des images, autant avoir les sons associés à ces images est difficile, à moins de chercher un son ou une musique spécifique sur YouTube.

Du coup je voulais parler des sons qui ponctuent mon quotidien à Takarazuka.

Le train de Takarazuka

Pour aller à l’école, je vais en vélo jusque la gare de Takarazuka et je monte dans le train de la ligne Hankyuu. Il y a deux compagnies de train à Takarazuka ce qui est fort pratique : JR et Hankyuu, il est possible très facilement de rejoindre de grandes villes via ces lignes.
Tous les jours je prend la ligne Hankyuu qui m’emmène à la fac (mon arrêt est Nigawa, ce qui fait 6mn de trajet environ), et tous les jours j’ai droit à la petite musique du train.

Il y a d’abord celle qui prévient qu’un train est en train d’arriver et qu’il faut faire attention.

Et il y a celle-ci…

Cette musique signale aux voyageurs que le train s’apprête à fermer ses portes et à partir. On ne peut entendre cette musique qu’à la gare de Takarazuka (ou peut-être qu’à l’autre gare de Nishinomiya Kitaguchi aussi on l’entend… ? J’avoue ne plus faire attention) car c’est la première gare de la ligne.

Au Japon, il y a une grande « culture des trains » et il y a souvent des musiques qui accompagnent le départ d’un train dans la gare, et les musiques peuvent être différentes d’une station à une autre, d’un train à un autre. D’ailleurs pour les nostalgiques, il existe un site qui répertorie différents sont des différents trains du Japon (les sons qui annoncent l’arrivée/le départ d’un train, les annonces du genre « Attention le train arrive, restez en dehors de la ligne jaune (en bordure du quai) » etc…. !

Ajout d’information : une de mes élèves à qui je fais des cours de français m’a donné quelques informations supplémentaires : la musique qu’on peut entendre dans « Train Takarazuka » vient de l’anime « Astro le Petit Robot » (Tetsuwan Atomu). Ce personnage a été inventé par Tezuka Osamu (手塚治虫), le « père des manga », originaire de Takarazuka, il en est citoyen d’honneur. Astro est sans doute son personnage le plus connu et pour lui rendre hommage, la compagnie Hankyuu a utilisé une musique du générique de Astro pour annoncer le départ du train en direction de Nishinomiya-Kitaguchi.
On entend le son entre 0:27 et 0:35

Une autre des musiques vient de la troupe de théâtre de Takarazuka, il s’agit de « Sumire no Hana », l’adaptation japonaise de la chanson française « Quand refleuriront les lilas blancs ». « Sumire no Hana » est la chanson symbole du théâtre de Takarazuka.
Pourquoi une chanson française ? La troupe de Takarazuka est fortement inspirée par la France et la chanson française, les boutiques de souvenirs portent des noms français (« Quatre Rêves ») et on dit d’ailleurs que les actrices de la troupe de Takarazuka sont des Takarazienne (タカラジェンヌ) le « -zienne » vient visiblement de « Parisien/Parisienne ».

Les quais 3 et 4 de la gare de Takarazuka

Le camion-poubelle

Le camion-poubelle passe dans les alentours de 7h et 8h du matin dans la résidence. J’ai beau dormir, j’ai beau avoir la porte fermée, je sais quand même si le camion-poubelle est là ou pas, et pour cause : il fait du bruit… !
Mais pas un bruit désagréable, plutôt un bruit genre « marchand de glace », une petite musique assez mignonnette avec des notes très aiguës et un rythme entrainant.

Tous les camions-poubelle de Takarazuka (et d’autres villes alentours ?) font ce bruit-là. Laurie qui n’habite pas du tout du même côté que moi a le même genre de camion poubelle rose (!), avec la petite musique etc…

Je crois qu’en France, les éboueurs deviendraient dingues si pendant tout le temps que dure leur travail ils devaient écouter cette petite musique enfantine. Quand je pense aux jeunes hommes que je vois parfois ramasser les poubelles, je les plains quand même un peu de subir cette musique sans arrêt sans arrêt sans arrêt…..
Je ne suis pas ici depuis des années alors peut-être que ça va me lasser, en tout cas en tant que résidente à Takarazuka…. j’aime !
Je me disais même que ça pourrait être chouette que la musique change avec les saisons ou qu’elle change tous les ans, histoire de renouveler le plaisir !!
Même si je dors, j’apprécie de l’entendre de bon matin, et quand je suis à vélo tôt le matin, j’aime savoir que le camion poubelle n’est pas loin et que je dois faire attention s’il tourne etc.

Ajout d’information : apparemment, la musique du camion a changé cette année ! Jusque-là, le son a toujours été celui de la chanson Yuuyake Koyake (Crépuscule et Dernières lueurs) mais à présent c’est une chanson de Takarazuka.
Pourquoi ça a changé ? Difficile à dire précisément, mais selon mon élève, les habitants s’interrogeaient du choix de cette chanson : le camion-poubelle passe le matin alors pourquoi associer cette musique qui représente le coucher du soleil… ?

La sonnerie des cours à l’université

En quittant le lycée, il y a un son qui ne m’a pas manqué : celui de la sonnerie des cours. C’est juste très désagréable d’avoir un DRIIIIIIINNNNNNG qui sonne le début et la fin des cours.

Dans l’université où je suis, contrairement en France où les heures de cours sont variables d’un cursus à un autre, d’un jour à l’autre, parfois d’une semaine à l’autre….
A Kangaku il n’est possible (en théorie) que d’avoir 4 cours par jours (il y a d’autres cours plus tard dans l’après-midi en 5e heure, mais j’ai l’impression que c’est quand même rare) et les plages horaires des cours sont bien définies.

Du coup, comme les cours sont à la même heure pour tous, il y a une sonnerie pour annoncer le début et la fin de ces cours, une musique que j’ai entendu plein de fois dans les dramas ou films se passant dans des écoles. Je trouve cette sonnerie quand même franchement plus agréable que les sonneries quand j’étais à l’école/collège/lycée, pas vous ?

Le passage piétons

Autre chose que je n’ai jamais vu en France : la sonnerie du passage piétons. Bien sûr il n’y en a pas partout, mais il arrive que certains passages piétons fassent du bruit pour avertir les gens qu’ils peuvent passer tant que la musique continue (il y a pas mal de musiques différentes). C’est du coup très très pratique pour les personnes âgées ou malvoyantes, et ça doit aussi éduquer les enfants et leur apprendre qu’il ne faut pas traverser n’importe quand et n’importe comment.

Depuis que je suis à Takarazuka, je n’ai pas entendu de musiques aux passages piétons aussi ce n’est pas exactement mon quotidien, mais à Kôbe il y en a. La musique que je vous fait écouter ci-dessus a été enregistrée à Fukuoka, mais on peut aussi l’entendre dans d’autres villes/régions du Japon. Je fais écouter cette musique en particulier car c’est celle que j’entendais tous les jours lors de mon premier voyage au Japon, à Uguisudami (Tôkyô).
(après coup j’ai cherché, et cette musique est une sorte de comptine pour enfant qui…. est en fait…. un peu glauque je trouve !)

Le Sushiro

Je l’ai avoué, j’aime aller au Sushiro ! Des sushi à 0.80 € l’assiette (deux pièces, parfois une), franchement il faut se laisser tenter de temps en temps !
Je peux pas dire que le Sushiro fasse partie de mon quotidien non plus, mais comme il y en a un près de chez Laurie (vais-je avouer que la présence d’un Sushiro à proximité a été un critère de sélection de son appartement…. ? ^^), on y va quand même…. assez souvent.
Là-bas, c’est un kaiten-zushi, c’est-à-dire que les plats passent sur un tapis roulant à côté et que chacun peut se servir sans avoir à demander à un serveur. Et quand on commande quelque chose, il arrive sur le tapis roulant. Et comme c’est le Japon et que c’est bien fait, chaque table est équipée d’une sorte de tablette qui permet de commander des plats, et qui nous prévient que ce qu’on a commandé est sur le tapis roulant et va pas tarder à nous parvenir.

L’écran change et il y a une petite musique quand la commande arrive ^^

En gros, dès qu’on entend cette musique, ça veut dire qu’on va se régaler ! ^^

Les cigales

Étant originaire de Bretagne, ça serait mentir que dire que les cigales font partie de mon quotidien pendant l’été. Mais au Japon, selon les régions, l’été est très chaud (on a régulièrement plus de 30° depuis juin et on est qu’à la mi-juillet) et très humide (du coup la température réelle peut être de 25° on va ressentir 30° par exemple). Et les cigales sont partout partout…. On les entend très tôt le matin, un parfait réveil pour qui veut se lever à 7h du matin ! Certains Japonais disent que rien qu’entendre le bruit des cigales, ils ressentent la chaleur, j’avoue que je sens la sueur perler dans mon dos rien qu’à les entendre… ! ^^

Le passage à niveau

A Takarazuka il y a une ligne de train qui appartient à la compagnie JR, elle traverse la ville, il y a donc des passages à niveau, qui émettent une sonnerie qui prévient l’arrivée d’un train et qui continue pendant que le train passe et jusqu’à ce qu’il soit passé et que les barrières se lèvent.

J’ai jamais eu de passages à niveau dans mon quotidien en France, alors sur ce point je ne sais pas à quel point le son peut être différent d’en France. En tout cas c’est un son qui m’a toujours accompagné pendant mes voyages au Japon et qui m’a beaucoup manqué en revenant en France.

Et c’est là que je me rend compte comme ce qui peut être perçu comme une nuisance au Japon ou selon les personnes peut être nostalgique et agréable pour d’autres (^^).

La clochette à vent

Il y a quelques temps je me suis pris une fuurin, une clochette à vent en métal à laquelle est accrochée une feuille de papier qui bouge avec le vend et fait sonner la clochette. Je l’ai accrochée dans ma chambre, et quand il y a un coup de vent j’entends la clochette faire ces superbes sons.

Je suis complètement fan des clochettes à vent, j’en avais une en verre achetée trois fois rien à Daiso, mais cet été je voulais m’en prendre une « vraie » en métal, dont le son est infiniment plus beau.

Pareillement, j’ai appris que les Japonais appréciaient ce son en été, car ça voulait dire qu’il y avait un courant d’air et qu’on pouvait ressentir un peu de fraicheur en entendant ce son.

La mienne est en métal, un peu comme celle-ci
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